Un avertissement sans appel
Donald Trump a annoncé avoir adressé un « dernier avertissement » au Hamas concernant les otages israéliens dans la bande de Gaza. « Les Israéliens ont accepté mes conditions. Il est temps pour le Hamas d’accepter également. J’ai averti le Hamas des conséquences en cas de refus. Ceci est mon dernier avertissement, il n’y en aura pas d’autres ! », a-t-il écrit sur Truth Social, propos repris par le Huffington Post. Ce coup de pression marque une nouvelle tentative d’avancer vers un accord global. Le Hamas a immédiatement réagi, se déclarant ouvert à la discussion et prêt à examiner les propositions venues des États-Unis.
Des conditions encore floues
La Maison-Blanche n’a pas détaillé le contenu des propositions évoquées. Selon Axios, l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, aurait présenté au Hamas un plan incluant un échange d’otages et un cessez-le-feu. Le contact serait passé par un militant israélien engagé dans la paix. Le Hamas confirme avoir reçu des idées via des médiateurs. En revanche, le groupe terroriste a posé ses propres exigences : fin des hostilités, retrait israélien complet de Gaza et mise en place d’un comité palestinien indépendant pour administrer la bande. Ces conditions constituent la base de leur volonté affichée d’entreprendre des négociations.
Un signal salué en Israël
Le Forum des familles d’otages en Israël considère cette initiative comme une avancée significative. Selon lui, l’engagement direct de Washington représente une garantie inédite. Les proches espèrent un accord qui permettrait la libération des captifs, le retour des soldats et une stabilisation régionale. D’après l’armée israélienne, 47 otages restent détenus à Gaza, dont 27 présumés morts, sur les 251 enlevés le 7 octobre. Cette perspective nourrit l’espoir d’une issue diplomatique, bien que l’issue des discussions dépende de la réceptivité réelle du Hamas. Les familles demeurent attentives aux prochaines étapes.
Frappes et tensions persistantes
Pendant que les échanges diplomatiques progressent, le terrain reste marqué par une escalade militaire. L’armée israélienne a détruit une troisième tour d’habitation à Gaza en trois jours. Benjamin Netanyahu confirme l’élargissement des opérations, affirmant que son armée contrôle 40 % de Gaza-ville, bastion stratégique du Hamas. L’ONU estime qu’un million de civils se trouvent encore dans cette zone. Parallèlement, Israël prévient qu’une reconnaissance internationale d’un État palestinien pourrait entraîner des mesures unilatérales. Emmanuel Macron a déjà annoncé une reconnaissance lors de l’Assemblée générale de l’ONU fin septembre, suivi par d’autres pays occidentaux.
Lire toute l’actualité dans le monde