Une annonce solennelle à New-York
Emmanuel Macron a échangé vendredi avec Mahmoud Abbas, dirigeant de l’Autorité palestinienne. Le président a réitéré son intention de reconnaître officiellement l’État de Palestine lundi à New-York. Cette décision découle de l’urgence humanitaire à Gaza et dans les territoires palestiniens. Selon lui, cette reconnaissance doit s’inscrire dans un processus global de paix garantissant la sécurité des deux peuples. "Cette reconnaissance s’inscrit dans un plan de paix complet pour la région, visant à répondre aux aspirations à la sécurité et à la paix des Israéliens comme des Palestiniens", écrit le président français sur le récit de BFMTV.
Conditions et réformes exigées
Dans ses échanges, Emmanuel Macron a rappelé ses attentes envers l’Autorité palestinienne. Il évoque la nécessité de réformes institutionnelles pour renforcer la gouvernance. Ces changements doivent préparer la stabilisation d’un futur État palestinien. Le chef de l’État a également critiqué Israël, jugeant ses opérations militaires contreproductives et dévastatrices pour sa crédibilité internationale.
Un mouvement international croissant
Près de 150 pays reconnaissent déjà l’État de Palestine. L’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont franchi ce pas en mai 2024. Lors de la prochaine Assemblée générale de l’ONU, d’autres nations, comme le Canada et la Belgique, devraient suivre. Le conflit s’intensifie depuis l’attaque du 7 octobre. Plus de 64 000 Palestiniens ont perdu la vie selon les chiffres de Gaza validés par l’ONU. Face à cette tragédie, des centaines de milliers d’habitants fuient encore leurs foyers.
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