"J’affirme que Poutine est derrière cet acte"
L’affaire d’empoisonnement d’Alexeï Navalny reste au cœur de l’actualité. Dans sa première interview dont des extraits ont été publiés ce jeudi 1er octobre sur le site de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, l’opposant russe a accusé le président Vladimir Poutine. "J’affirme que Poutine est derrière cet acte, je ne vois pas d’autres explications", a-t-il affirmé, rapporte Le Figaro.
Il a l’intention de retourner en Russie
Le principal opposant a également indiqué que son devoir est à présent de rester comme il est, "quelqu’un qui n’a pas peur. Et je n’ai pas peur !", a-t-il clamé. Durant cet entretien, l’opposant a aussi énoncé son intention de revenir en Russie, quand il sera rétabli. "Je ne ferai pas le cadeau à (Vladimir) Poutine de ne pas retourner en Russie", a-t-il annoncé.
Menace de sanctions
Les propos de l’opposant interviennent au moment où les dirigeants européens se réunissent en sommet, ce jeudi et que le sujet sur la réponse de l’Union européenne à la Russie dans cette affaire, pourrait être abordé. Le journal rappelle que l’Allemagne, à la tête de l’UE jusqu’à la fin de l’année, a menacé de sanctionner Moscou. Par ailleurs, la chancelière Angela Merkel, est allée personnellement rendre visite à Alexeï Navalny à l’hôpital.
Retour sur les faits
Le 20 août dernier, Alexeï Navalny est tombé gravement malade à bord d’un avion. Quelques jours après son admission dans un hôpital en Sibérie, il a été transféré en Allemagne. Trois laboratoires européens ont ainsi conclu à son empoisonnement avec un agent neurotoxique de type Novitchok, conçu à des fins militaires à l’époque soviétique.
Sans attendre, plusieurs pays ont demandé des explications et des enquêtes à la Russie qui rejette toutes les accusations. Après sa sortie de l’hôpital, l’opposant russe poursuit sa convalescence qui prendra "beaucoup de temps", selon sa porte-parole.
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