Des désactivations répétées
Mark Zuckerberg, avocat américain, exerce depuis des décennies dans l’Indiana. Son activité s’appuie en partie sur Facebook qu’il utilise pour promouvoir son cabinet et attirer de nouveaux clients. Pourtant, sa page professionnelle a été désactivée à cinq reprises en huit ans. Les systèmes de modération de Meta soupçonnaient une usurpation d’identité. Selon sa plainte, ces blocages nuisent directement à ses affaires. « Chaque fois que mon compte disparaît, je perds en visibilité et je subis un préjudice financier », a-t-il déclaré dans un courriel adressé à l’entreprise.
Une bataille engagée depuis 2017
Avant d’intenter une action judiciaire, l’avocat avait déjà tenté d’alerter Meta. Il affirme avoir signalé ses difficultés dès 2017, en échangeant régulièrement avec le support technique. Dans sa plainte, il a même joint des copies de mails pour prouver sa bonne foi. « J’ai répété à plusieurs reprises que je n’étais pas le PDG de Meta. Malgré cela, mon compte restait ciblé », explique-t-il sur le récit de BFMTV. Ces échanges, restés sans issue, ont fini par convaincre le juriste qu’une procédure en justice représentait son seul recours pour se faire entendre.
Entre humour et exaspération
L’avocat tente parfois d’alléger la situation avec des anecdotes. Il a ainsi raconté qu’à Las Vegas, un chauffeur l’attendait avec une pancarte à son nom, créant un attroupement déçu. Mark Zuckerberg a aussi lancé un site baptisé iammarkzuckerberg.com pour partager ces histoires cocasses. Mais derrière l’humour, la lassitude domine. « Ce n’est pas drôle. Ils prennent mon argent alors que mon compte reste inaccessible. Ça me gonfle vraiment », affirme-t-il. Il rappelle avoir dépensé plus de 11 000 dollars en publicité, même lorsque sa page demeurait bloquée.
Une identité difficile à porter
Les désagréments ne se limitent pas aux réseaux sociaux. Dans la vie quotidienne, l’avocat évite d’utiliser son nom pour réserver un service ou répondre à des clients, de peur de ne pas être pris au sérieux. Il reçoit même des messages haineux, parfois assortis de menaces. « Je dois éteindre mon téléphone la nuit pour dormir tranquille », confie-t-il. Malgré tout, il ne nourrit aucune rancune personnelle envers le patron de Meta. « Je lui souhaite le meilleur, mais je compte dominer la recherche ‘faillite Mark Zuckerberg’ », assure-t-il.