Des résultats électoraux clairs
Le Guyana, petit pays d’Amérique du Sud riche en ressources pétrolières, a confirmé la réélection du président sortant Irfaan Ali. Le PPP/C a obtenu 55 % des voix, largement devant le parti Win de l’homme d’affaires Azruddin Mohamed, crédité de 24,8 %, et l’Apnu, représentant la population d’origine africaine, qui a recueilli 17,7 %. Âgé de 45 ans, le président réélu avait déjà été élu en 2020 et avait annoncé sa victoire dès le 3 septembre.
Dans le système électoral guyanien, le chef de file du parti majoritaire à l’Assemblée devient automatiquement président. Les observateurs internationaux ont estimé le scrutin pluraliste et sans "irrégularité significative", même si Ali a bénéficié d’un avantage médiatique lié à ses inaugurations publiques avant le vote.
Défis économiques et géopolitiques
Comme l’indique le site Lefigaro.fr, le président de la Guyane mise sur la manne pétrolière pour réduire la pauvreté dans ce pays de 850 000 habitants. Depuis le début de l’exploitation en 2019, le Guyana a connu une croissance économique exceptionnelle, avec un budget de l’Etat quadruplé et une progression de plus de 43 % en 2024. Le gouvernement prévoit d’augmenter la production pétrolière de 650 000 barils par jour à plus d’un million d’ici 2030. Irfaan Ali devra également gérer le dossier sensible de l’Essequibo, région riche en pétrole et minerais que revendique le Venezuela.