"C’est mon droit"
Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, le président brésilien Jair Bolsonaro a fait savoir qu’il ne se ferait pas vacciner contre le coronavirus. "Je vous le dis, je ne le prendrai pas (le vaccin)", a-t-il dit, jeudi 26 novembre, en précisant que "c’est son droit".
Le chef de l’Etat a toutefois indiqué que les autorités organiseraient "immédiatement" la distribution d’un vaccin après validation des régulateurs. "Le gouvernement va immédiatement organiser son achat et sa distribution à ceux qui le veulent", a-t-il précisé. Par ailleurs, il s’est dit "certain" que le Parlement ne rendrait pas la vaccination obligatoire, rapporte Le Figaro.
Il a surmonté le coronavirus
Depuis l’entrée du coronavirus, le Brésil compte plus de 170 000 décès, il est ainsi le deuxième pays le plus endeuillé par la pandémie derrière les Etats-Unis, selon l’Université Johns Hopkins. Le président Jair Bolsonaro a été vivement critiqué pour sa gestion de l’épidémie, car il a minimisé sa gravité tout en étant opposé à la restriction des activités économiques. Atteint de la Covid-19 en juillet dernier, il a personnellement surmonté la maladie à l’âge de 65 ans, et a réaffirmé sa foi inébranlable dans l’hydroxychloroquine.
Achat de doses du vaccin d’AstraZeneca
Des vaccins contre le coronavirus ont été récemment testés au Brésil. Après une efficacité à 95 %, le laboratoire américain Pfizer a transmis les résultats des tests de son vaccin aux autorités régulatrices sanitaires brésiliennes, en vue de son approbation.
Le ministère brésilien de la Santé a cependant décidé d’acheter 100 millions de doses d’un vaccin différent, développé par le laboratoire AstraZeneca et l’université d’Oxford. Un troisième vaccin, baptisé Coronavac du laboratoire chinois Sinovac y a également été testé, mais les essais cliniques de phase 3 ont été brièvement suspendus après le décès d’un volontaire. Depuis, les tests ont repris, informe Le Figaro.
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