Projet reporté à cause de la pandémie
Selon une information relayée par Marie-Claire, cette loi sur l’IVG était une promesse de campagne du président de centre-gauche, Alberto-Fernandez, élu en octobre 2019. Ce projet devait passer devant le Congrès au mois de mars dernier. Toutefois, l’épidémie de Covid-19 a durement touché l’Argentine, et le confinement a été instauré le 20 mars. De ce fait, la discussion sur l’avortement a été suspendue.
« Respectons tout le monde »
La question de l’avortement est en train de diviser profondément la société argentine. « Ce que je souhaite, c’est que cette question ne devienne pas un nouveau conflit entre Argentins. Respectons tout le monde », a ajouté Alberto Fernandez. Et celui-ci de continuer que « pendant ce temps, les avortements continuent et de nombreuses femmes sont blessées ou finissent par mourir lors d’avortements clandestins ». « La légalisation éventuelle de l’avortement ne le rend pas obligatoire, personne n’est obligé de se faire avorter », a-t-il tenu à préciser.
Un premier rejet par le Sénat
En 2018, le débat au Parlement sur cette question avait déclenché plusieurs manifestations des ’foulards verts’, symbolisant les pro-avortements, et des ‘foulards bleu ciel’, qui sont contre l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Le Sénat, largement conservateur, sous le gouvernement de l’ancien président, Mauricio Macri (2015-2019), avait rejeté un projet sur la légalisation de l’IVG jusqu’à la 14e semaine, et ce, après un vote historique de la chambre des députés.
Des centaines de milliers de cas
Pour rappel, dans ce pays de l’Amérique Latine, l’avortement n’est légal qu’en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. Et qu’environ 400.000 avortements sont pratiqués en Argentine, selon les organisations de Défense des droits des femmes, la plupart du temps dans des conditions d’hygiène totalement précaires.