Cette mesure vise à la fois à "protéger les femmes" et "éviter la récidive", a expliqué la ministre en annonçant l’ouverture de "16 centres" pour les auteurs de violences conjugales "d’ici la fin de l’année".
St-Paul accueillera un centre de suivi
Après un premier appel à projets lancé en juillet, le ministère a retenu 16 candidatures menées par des groupements d’associations pour des centres implantés avant la fin de l’année à Arras, Aurillac, Avignon/Hyères, Besançon, Creil, Fort-de-France, Limoges, Lorient, Magny-le-Hongre (Seine-et-Marne), Montpellier, Nancy, Rouen, Strasbourg, Tours, ainsi qu’en Guyane. Mais également et surtout à Saint-Paul (La Réunion).
Ces centres devront proposer aux auteurs de violences conjugales des stages de responsabilisation, un accompagnement psychothérapeutique et médical, prenant notamment en compte les addictions, ainsi qu’un accompagnement socioprofessionnel visant par exemple l’insertion dans l’emploi.
Des auteurs accompagnés
"Ces personnes sont prises en charge d’un point de vue psychologique, d’un point de vue médical, et on les aide ensuite dans la réinsertion professionnelle", a-t-elle indiquésur LCI.
En précisant que l’accompagnement impliquait médecins, psychologues mais aussi un suivi par la justice.
Des centres financés en majorité par l’Etat
Conformément aux engagements du « Grenelle », les centres sont cofinancées à 70% par l’État et à 30% par des collectivités et partenaires privés. Quelque 800 000 euros ont été budgétés pour 2020 et 4 millions en 2021, a précisé à l’AFP le ministère.
Un deuxième appel à projets sera lancé début 2021 dans le but d’avoir une trentaine de centres sur tout le territoire d’ici fin 2021.
146 femmes tuées en 2019
Selon les données officielles, plus de 210 000 femmes subissent des violences conjugales chaque année.
En 2019, 146 ont été tuées par leur compagnon ou ex. Depuis le début 2020, ce sont au moins 40 femmes qui ont été tuées par leur conjoint ou ex, selon un décompte réalisé par l’AFP.