La proposition de loi est globalement approuvée par les voyageurs. En ce mois de décembre, le prix des billets atteint parfois les quatre chiffres.
« Je trouve que c’est excessif, surtout que ça ne se justifie pas forcément, vu qu’on a des comparatifs avec d’autres territoires d’Outre-mer où il y a autant d’heures de vol. »
Un autre voyageur s’indigne : « Le scandale, à mon avis, c’est qu’ils vont jusqu’à doubler les prix en période de vacances scolaires. On arrive à des tarifs pouvant aller jusqu’à 2 000 euros en classe économique, c’est inacceptable. Donc plafonner les prix en économie me paraît essentiel. »
L’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi en commission. Elle sera examinée dans l’hémicycle le 11 décembre, lors de la niche parlementaire du Parti socialiste.
Le texte prévoit deux plafonds : un premier, variable selon la distance avec l’Hexagone et appliqué à tous les ultramarins ; un second, plus spécifique, pour les bénéficiaires du bon de continuité territoriale, avec une réduction envisagée de 50 % sur le prix du billet.
En théorie, les tarifs devraient donc baisser. Mais les agences de voyage restent prudentes. Certaines craignent que les compagnies aériennes n’ajoutent d’autres frais, taxes ou services, pour compenser le manque à gagner.
« Nous, on ne peut pas accepter ça. Il faut travailler avec les compagnies. Il faut arrêter d’abuser de la situation, car nous n’avons pas le choix. C’est un travail qui devra aussi être réglementé », estime Philippe Naillet, député PS de la première circonscription de La Réunion.
Actuellement, un aller-retour Paris–La Réunion coûte en moyenne 800 à 900 euros, avec de fortes variations selon la période : environ 400 euros en mars, mais de 1 000 à 1 500 euros pour Noël.