Avec cette mesure, un e-liquide 10ml fortement nicotiné sera ainsi taxé d’au minimum 3.60 €, quand un e-liquide 10ml sans nicotine ou faiblement nicotiné sera taxé d’au minimum 1.20 €. S’agissant du format de 50ml, un flacon non nicotiné connaîtra une taxe d’au minimum 6 € et celui de 100ml d’au minimum 12 €.
La Commission estimait en juin que la mesure réduirait les ventes de 17 % et augmenterait les recettes fiscales de 530 millions d’euros.
Une augmentation du prix qui risque de freiner les consommateurs ?
Pour certains consommateurs, la cigarette électronique est une alternative moins nocive et plus économique que le tabac. Cette mesure serait simplement une difficulté supplémentaire pour les « gens qui ont moins les moyens » s’exprime un consommateur interrogé. Toutefois, pour ce dernier, cela ne va pas constituer un frein dans sa consommation. Une autre consommatrice, quant à elle, espère « que l’augmentation ne sera pas tant excessive. »
Un professionnel s’indigne de cette mesure. Selon lui, ces mesures seront contre productives. « Si c’est pour passer d’un produit qui est moins cher et qui vous aide à arrêter de fumer à celui à un prix identique du tabac, je ne vois pas trop l’intérêt » dit-il. Il ajoute, « au niveau des clients, je pense qu’ils seront réticents à arrêter de vapoter. »
Une mesure adaptée ?
De nombreux primo-vapoteurs ont besoin d’un fort taux de nicotine dans leur premier e-liquide pour commencer un sevrage tabagique efficace. Cette nouvelle taxe obligera ces fumeurs à s’orienter, pour économiser, vers des e-liquides qui ne seront pas adaptés à leurs besoins nicotiniques, et qui mettront en péril leur tentative d’arrêt tabagique.
Alors que plusieurs pays ont déjà adopté cette taxe sur les e-liquides, la consultation de la Commission Européenne pour recueillir les avis sur son projet en France se tient jusqu’au 31 octobre prochain.