Chaque soir, la rue s’enfonce dans l’obscurité. Une centaine de riverains dont parmi eux des enfants, des personnes âgées et des habitants en situation de handicap, vivent cette situation difficile.
Jean-Hugues témoigne : « Sans ma canne, je n’arrive pas à marcher, surtout dans le noir. Je dois monter un escalier et plusieurs personnes sont déjà tombées à cet endroit-là. »
Un ras-le-bol général s’est installé dans le voisinage. Les habitants redoutent désormais un accident grave. « Il y a des voitures qui passent sans feux, c’est très dangereux. Des animaux ont déjà été écrasés le soir », confie un enfant. Malgré les multiples signalements, aucune solution concrète n’a encore été apportée. « On paie nos factures comme tout le monde. C’est désolant. Si rien ne bouge, on ira devant la mairie pour se faire entendre », préviennent certains habitants.
Selon la commune, les dégâts dateraient du passage du cyclone Garance. La municipalité affirme travailler avec les assurances et les services de l’État pour débloquer les financements nécessaires. Selon Patrick Amourdom, directeur des services techniques de Sainte-Suzanne : « Les dossiers sont en cours d’instruction. Nous faisons face à plus de 300 000 euros de réparations pour l’éclairage public. Ce financement est essentiel pour réparer les dégâts causés par le cyclone ».
En attendant, les habitants s’éclairent comme ils peuvent, à l’aide de lampes torches et de téléphones portables, dans l’espoir de bientôt revoir la lumière au bout du tunnel.