Ce soir, trois personnes transférées sous mandat d’amener depuis la métropole ont déjà comparu devant la juge des libertés et de la détention et ont été placées en détention provisoire. Une quatrième comparution est encore prévue dans la soirée.
Parmi les hommes mis en cause, 34 et 26 ans, ils sont poursuivis pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment d’argent, certains faits en récidive. L’un aurait aussi refusé de remettre ses codes numériques, pouvant concerner une messagerie cryptée pour coordonner le trafic.
La troisième personne, une femme née à Paris et résidant en Essonne, est poursuivie pour trafic de stupéfiants, dissimulation de produits et association de malfaiteurs, des faits similaires aux autres prévenus, actifs depuis janvier 2023 entre la métropole, La Réunion et l’étranger.
L’instruction est encore en cours et les responsabilités exactes restent à déterminer, comme l’a rappelé l’un des avocats de la défense. "Aujourd’hui on a commencé la procédure, à savoir une ouverture d’information. Un juge d’instruction a été saisi pour l’instruction qui est en cours. On attend la suite de ce qu’il va se passer. Le juge d’instruction va déterminer la responsabilité des uns et des autres dans le détail. Il y aura d’autres actes qui vont être menés apparemment, nous allons suivre cette instruction tranquillement", explique maître Ibrahim Akhoun, avocat d’un des prévenus.
Les stupéfiant saisis au Grand port maritime de La Réunion proviennent vraisemblablement du Maroc, soulignant la dimension internationale du réseau.
Au total, la quasi-intégralité des 18 mises en cause, âgées de 25 à 40 ans, ont été présentées à la juge d’instruction et placées en détention provisoire. Plusieurs prévenus sont encore en attente de leur jugement.