Douche froide pour les curistes. Le remboursement des cures thermales, jusque-là pris en charge à 65 % par la sécurité sociale, pourrait être réduit à seulement 15 %. "Comme j’ai l’ALD, je n’ai que le logement à payer. Si la loi passe, je ne pourrais pas en même temps payer la cure et le logement qui devient de plus en plus cher, on aura des difficultés", explique une habituée des thermes.
Trois semaines de traitement pour un coût qui peut dépasser les 800 euros . Jusqu’ici largement remboursées, elles deviendraient pour beaucoup tout simplement inaccessibles. "Nous avons des cures en rhumatologie et digestif. Nous avons également des cures en rhumatologie et diabétique. Les diabétiques sont pris en charge par l’ALD. Niveaux transports ça pourrait devenir problématique aussi, certains se déplacent en ambulance et ce ne serait plus pris en charge à 100 %", détaille Katia Grondin, infirmière de l’établissement.
La direction des thermes parle d’une rupture nette, alors même que la fréquentation a doublé en quatre ans, passant de 500 à 1 000 curistes chaque année. "C’est sûr que ça serait un coup d’arrêt pour tous les professionnels et tout le thermalisme qui est une médecine douce. Ça deviendrait un problème pour tous les agents qui travaillent ici et aussi pour les curistes. Si les curistes doivent contribuer à 50 % de leur cure, je pense que la moitié d’entre eux ne viendraient plus faire leur cure", raconte Damien Wahanin, directeur des thermes de Cilaos.
Un risque aussi économique, car les curistes logent et consomment chez les restaurateurs et hôteliers de Cilaos. Si leur nombre baisse, c’est tout leur chiffre d’affaires qui pourrait s’effondrer.