Ce jeudi 18 septembre, dès 9 heures deux cortèges sont prévus : à Saint-Denis, avec un départ du Jardin de l’État, direction la préfecture. À Saint-Pierre, départ du Jardin de la Plage pour rejoindre la sous-préfecture.
En parallèle, des tracts seront distribués devant les CHU Nord et Sud. Des ralentissements sont attendus dans les secteurs concernés.
Dans les hôpitaux, une grande partie du personnel restera mobilisée. Près de 70 % des agents ont été assignés. Du côté de l’Éducation Nationale, les absences devraient être plus marquées.
Eric Dijoux, secrétaire académique de l’UNSA, annonce un « jeudi noir ». Un service minimum sera assuré par les collectivités, malgré la grève annoncée des agents périscolaires.
"Beaucoup de collègues ont déposé des déclarations d’intention de grèves ça permet aux collectivités de voir et prendre la température pour organiser ce service minimum d’accueil. Si les écoles sont fermées, ce n’est pas de la faute des enseignants. Nous allons manifester, les collectivités devront assurer l’accueil des enfants."
Dans les pharmacies, le mouvement s’annonce très suivi. Les officines dénoncent une augmentation des prix de certains médicaments vendus par leurs fournisseurs aux pharmaciens. Conséquence : 98 % des établissements devraient fermer leurs portes ce jeudi.
"Il faut vraiment aller chercher vos médicaments ce mercredi ou vendredi parce que demain toutes les pharmacies vont être fermées", ajoute Sabine Lény, présidente de la fédération des syndicats pharmaceutiques de France à La Réunion.
Le secteur du commerce pourrait lui aussi être touché. La CGTR Transport prévoit l’arrêt de plusieurs services. Pas de livraisons dans certains supermarchés. Selon Patrick Grondin, secrétaire confédéral, des manques sont à prévoir dans les rayons.
"Je pense aussi qu’une forte mobilisation des salariés, a des conséquences. Pas de salariés, on ne peut pas livrer."
Les taxis participeront également à la mobilisation. Un avis de grève a été déposé.
"Nous dénonçons la convention qui a été publié cette fois-ci le 8 août 2025 qui encadre le transport sanitaire par taxi et qui met en péril toute la chaîne de soin, le service que nous pouvons rendre auprès des patients. C’est une refonte tarifaire qui vient à réduire drastiquement la qualité de prise en charge de notre patientèle", déclare Grégory Tréport, président de la fédération réunionnaise des artisans taxi.
Toutefois pas de blocage des routes. Vendredi, une réunion est programmée à la préfecture. Les syndicats y présenteront leurs revendications.