Sitarane, Grand Mère Kal, d’emblématiques personnages du monde mystique réunionnais, mais beaucoup d’histoire se racontent aussi autour de certains lieux. Manon vit à Saint-André et lorsqu’on lui parle de lieu à ne pas fréquenter la réponse est claire. "Depuis toute petite on m’a dit de ne pas aller dans la maison Valliamée parce qu’elle est hantée".
À La Réunion de nombreux récits circulent depuis plusieurs générations, Élise les connaît, mais n’y est pas pour autant sensible. "Dans l’hôpital de Saint-Benoît, ils ont déjà des morts et des baignoires remplies de sang. Pour moi ce ne sont que des histoires, ce n’est pas vrai".
Cet historien collectionne les anecdotes et souvent celles-ci s’inspirent d’un lourd passé. Par exemple, celle du guide Jasmin Payet qui un soir a dû s’abriter du mauvais temps dans la grotte Coco où alertait par son chien il fera une découverte macabre. "Il sort de la grotte et tout est normal. Quand il revient dans la grotte, sa marmite est par terre. Il se dit qu’un esprit ne veut pas qu’il fasse du feu. Par respect, il a tout enlevé et a commencé à balayer. C’est à ce moment qu’il découvre un squelette complet. C’était certainement un esclave mort dans cette grotte", raconte Enis Rockel.
Entre superstitions et légendes la crainte existe bel et bien, mais les explications ne sont pas toujours présentes laissant le doute s’installer dans les esprits.