Sur le terrain, les techniciens de l’ONF s’activent. Ils prélèvent des plants avec leurs mottes racinaires, puis les conditionnent.
Leur mission : cibler différentes essences de végétaux représentatives du milieu, pour les besoins d’une étude scientifique sur la sécheresse.
« Sur cette zone là, on va prélever certaines végétations qui sont indicatrices : la végétation verte, la végétation arbustives. On va également prélever la végétation herbacée et la litière, afin d’obtenir différents éléments que l’on prendra en considération chaque année », indique Olivier Teyssèdre, technicien forestier territorial à l’Office national des forêts.
Une fois arrachés, les plants sont placés dans des bocaux pour éviter qu’ils ne se dessèchent trop vite. Direction ensuite le laboratoire de la Défense de la forêt française contre les incendies, où débute la seconde étape de l’expérience. Ici, les agents soumettent les plants à différentes conditions : chaleur, humidité réduite, arrêt total de l’arrosage. Le but : déterminer la teneur en eau des échantillons à un instant donné.
« On va faire l’analyse de la matière sèche au sol et de la litière. On va la placer dans une machine qui va déterminer son taux d’humidité, la peser, la chauffer et la déshydrater », explique Thierry Eme, coordinateur de la Défense de la forêt contre les incendies (DFCI).
Les résultats permettront de mieux connaître les essences locales et, à terme, d’identifier celles qui supportent le mieux les longues périodes sans pluie.
« On a prélevé environ 31 grammes de feuilles de bois malgache. On les a pesées, puis mises à l’étuve pendant 24 heures afin de les déshydrater complètement. Au bout de ces 24 heures, on les repèse pour déterminer leur quantité d’eau. Cette quantité d’eau permettra d’évaluer leur vulnérabilité à un feu éventuel », ajoute Thierry Eme.
Un travail de longue haleine que mène l’ONF depuis plus de dix ans pour aider la forêt réunionnaise à s’adapter à un climat de plus en plus sec, et ainsi préserver un patrimoine naturel unique.