Laurence Madin, aide-soignante depuis 14 ans
"Au fur et à mesure, les conditions se dégradent de plus en plus. Au niveau matériel souvent, on n’a pas beaucoup de matériel, c’est compté, et la charge de travail augmente beaucoup. Il y a beaucoup de difficultés pour tout gérer, pas le temps vraiment de s’occuper des patients et de passer du temps avec eux.
"Garder un lien entre nous"
On essaye de garder un lien entre nous tous, toujours un petit moment à nous où on peut discuter. On peut parler d’autre chose, c’est vrai que l’ambiance est très importante au niveau du service."
Freddy Lysandre, aide-soignant depuis 10 ans
"Ce que l’on ressent c’est qu’il y a de plus en plus de normes, d’hygiène, la population qui s’agrandit et demande des soins de qualité, ce qui est tout à fait normal. Par contre, dans le sens inverse, on a moins de moyens, moins de matériel. Difficile de lier les deux bouts.
"Rassurer au maximum les patients"
Vu comment ça s’est passé dans les autres pays, il y avait une peur des soignants, de la population elle-même, on avait également peur de la réaction des patients, on essayait de les rassurer au maximum."
Nathalie Rivière, agent de service hospitalier depuis 17 ans
"On a bien évolué au niveau du matériel mais par contre au niveau du personnel il y a un manque, ça se ressent et la charge de travail devient de plus en plus lourde.
"Les enfants me donnent la force de travailler"
Être dans un service qui est psychologiquement très dur... Ce sont ces enfants qui me donnent la force de venir travailler tous les jours. Parce qu’ils ont une force qui vous dit que lorsque vous vous levez le matin, vous mettez deux pieds devant l’autre et on y va. Pour eux, cette motivation est toujours là."
Hôpitaux et services publics : Mobilisation des soignants devant la Préfecture