Au moindre moment d’ennui, à la pause au travail, le premier réflexe est de prendre son téléphone pour scroller. "Si mon téléphone est chargé, je peux rester longtemps dessus. Je suis beaucoup sur les réseaux sociaux, je peux scroller sur Instagram, sur TikTok et même Snapchat".
Quelques minutes qui se transforment vite en plusieurs heures bloquées devant son écran. Une habitude qui fait désormais partie de notre routine. "C’est comme un passe-temps. Quand je n’ai rien à faire, je vais sur mon téléphone et je scrolle un peu. Cela me permet de voir ce qu’il se passe ailleurs".
Cet acte paraît si anodin, mais peut s’avérer dangereux, notamment pour le risque d’addiction qu’il représente.
"Un des effets les plus reconnus aujourd’hui du scrolling, c’est la surcharge cognitive. Le maximum d’infos en continu va saturer le cerveau. C’est un peu comme un ordinateur qu’on a trop sollicité. On va se sentir fatigué, dispersé, incapable de réfléchir en profondeur. À force de scroller, on nourrit notre cerveau avec des informations fast-food", explique Lucie Ducap, psychologue.
À l’échelle collective, rester scotcher à son écran porte préjudice à la productivité du pays. En 2024, une étude montre une baisse du PIB de 0,6 point en France dû au scrolling et d’ici 2060, le PIB pourrait perdre 2,5 points.
Des solutions existent pour minimiser les conséquences du scrolling. Limiter son temps d’écran, s’accorder du temps sans téléphone ou encore cibler des contenus plus personnels.