Ce dimanche matin, l’église de la Salette a accueilli les fidèles pour la traditionnelle messe des malades. Lucie vient de Saint-Benoît et pour elle, cette messe ne peut pas être manquée. "J’ai fait la route hier soir jusqu’au Port et ce matin depuis le Port jusqu’ici. Je suis venue avec ma sœur. Je suis bien contente d’être là. Je suis venue demander pardon et puis pour continuer à vivre."
La maladie n’est pas toujours visible ni physique, elle relève parfois du spirituel. "Qui n’est pas malade ? Ce n’est peut-être pas physique, mais dans la tête. Dans la vie il se passe plein de choses, le cœur est blessé".
Ils sont nombreux à s’être déplacés vers le lieu de culte en quête de miséricorde et de paix, l’histoire de Notre-Dame-de-la-Salette marquant les esprits. "Louis Saissac, curé de la paroisse, a été ordonné le 19 septembre, jour de l’apparition de la Sainte Vierge à la Salette. Il a demandé à ce que la paroisse soit épargnée du choléra. Aucune personne n’est morte sur Saint-Leu", raconte Lucio, référent de la paroisse de Notre-Dame-de-la-Salette.
Le premier dimanche du mois marque le pèlerinage de septembre, les fidèles se rassembleront chaque jour pour prier, jusqu’à la grande messe du 19 septembre, célébrée par l’évêque Mgr Pascal Chane-Teng.