Ils seraient une dizaine à roder dans les rampes de Saint-François. Une meute de chiens errants inquiète et interpelle les habitants du quartier.
"Ils se promènent dans le quartier, ils se bagarrent avec les chiens en laisse et ils chavirent les poubelles. C’est dangereux pour les enfants, on ne peut pas réellement savoir si ces chiens sont dangereux ou pas".
À la CINOR, les six agents animaliers de la fourrière capturent en moyenne 8000 chiens chaque année. La politique d’errance animalière représente un budget total de 950 000 euros. Envoyées sur le terrain quotidiennement, les équipes se mobilisent à chaque appel des habitants. "Apparemment il y a une meute de chiens qui traîne dans les rampes de Saint-François, on va se rendre sur place pour essayer de les capturer", indique Yannick Perrault, technicien animalier.
Une fois sur place, aucune trace des chiens. Une situation à laquelle font régulièrement face les agents de la CINOR sur la dizaine d’interventions qu’ils font par jour. "Si on ne trouve pas les chiens le matin, on repasse l’après-midi. Cela peut arriver que même l’après-midi il n’y ait rien. Malgré les trois équipes qu’on a, on ne peut pas couvrir tout le secteur de la CINOR", ajoute Yannick Perrault.
La capture des chiens est aussi dépendante du nombre de places disponibles à la fourrière, souvent surchargée. Chaque année sur les 8000 chiens capturés, 7000 sont euthanasiés faute d’adoption ou d’identification.