Cela peut survenir à la maison, au travail ou dans la rue, des femmes et des enfants sont confrontés quotidiennement à des violences sexistes et sexuelles. Ce samedi, associations et citoyens sont venus manifester leur soutien aux victimes et libérer la parole.
"J’ai 16 ans et toutes mes copines ont déjà été victimes de violence de près ou de loin. On connait tous quelqu’un qui a été victime de violences"
"Quand j’ai commencé à militer il y a un peu plus de 10 ans, 6 personnes par jour franchissaient le seuil d’un commissariat ou d’une brigade de gendarmerie, en 2025 c’est plus de 12 personnes. Libérer la parole c’est devenu un slogan, mais il faut désormais passer à la vitesse supérieure. Il faut que cette problématique soit prise en compte par toute la société", indique Frédéric Rousset, président du CEVIF.
Les associations dénoncent une société qui remet encore trop souvent en cause la parole des victimes et qui laisse de nombreuses femmes sans soutien concret par la suite.
"On demande aux mères célibataires de travailler, mais il n’y a aucun moyen qui est mis dans les moyens de garde. Elles se retrouvent encore plus en précarité. Il suffit d’un peu de volonté politique et de mettre en place un réel budget", déplore Shaima Amirali, bénévole à Nous Toutes 974.
A La Réunion, ce sont 13 femmes sur 1000 qui déclarent avoir subi des violences conjugales, l’un des taux les plus élevés en France.