En début d’année, Garance touche la Réunion. Conséquence : Les rivières débordent, des inondations jamais vu en deux décennies. Du côté de la CINOR, le risque inondation est pris au sérieux. Des solutions sont cherchées. "Garance ça nous a permis aux uns et aux autres, à l’Etat, aux collectivités territoriales d’avoir une prise de conscience. On avait un peu oublié tout ça. On nous a transmis la compétence, il y a plusieurs années. On a fait des endiguements. Entre temps, il y a eu des phénomènes de réchauffement climatique et il faut qu’on s’adapte. L’idée c’est de dire : la population est en danger, comment on fait ?", déclare Jacques Lowinsky, 1er vice-président de la CINOR, délégué au développement.
Une des solutions, les sentinelles, des particuliers, habitants à proximité et en hauteur des rivières. Une quarantaine de personnes choisies par la CINOR, 30 dans le chef-lieu, 5 à Sainte-Marie, et 5 à Sainte-Suzanne. Leur mission, informer les agents du niveau des rivières pour que la CINOR prenne les décisions adéquates. "A partir du moment, où juste en amont de ces systèmes d’endiguement vous avez un certain nombre de troncs, de végétaux, de terre ou de blocs qui sont drainés et qui viennent encombrer le système d’endiguement, il y a un gros risque de débordement des eaux du fait qu’on réduise le gabarit de ces systèmes d’endiguement. C’est là, la prévention, l’intervention nécessaire des riverains pour faire le nécessaire", détaille Yoland Savrimoutou, directeur général adjoint du pôle transition écologique de la CINOR.
Responsabiliser les habitants, premiers impacté par les cyclones, c’est tout l’enjeu de ce nouveau dispositif. "Des cyclones d’intensité Garance, ça va devenir des cyclones normaux. Quand on est dans le cyclone, qu’il n’y a plus de courant, qu’il n’y a plus rien, la personne la plus proche de vous-même pour vous aider, vous et votre famille, c’est vous-même. C’est ce qu’il faut que la population travaille. C’est à dire moi-même comment je suis responsable de ma situation pendant le cyclone. Comment je vais protéger ma famille, comment je vais protéger mes voisins", explique Carine Saqué, directrice générale adjointe du pôle proximité de la CINOR.
Inclues dans un dispositif plus large, les sentinelles joueront un rôle d’alerte. Pour rappel, le cyclone Garance a provoqué près de 12 millions d’euros de dégâts à Saint-Denis.