Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation, s’est dit "prêt à desserrer" les mesures si les autorités donnent leur feu vert. La communauté scientifique y est favorable.
Qu’est-ce qui pourrait changer dans les écoles d’ici les prochaines semaines ?
Première option envisagée, la moins contraignante : assouplir les règles uniquement pour le temps périscolaire, tout ce qui se passe en dehors des salles de classe : le sport, la cantine ou encore les récréations.
Autre option, plus ambitieuse : autoriser un plus grand nombre d’élèves dans les classes en modifiant les règles de distanciation.
Ces questions une fois tranchées en poseront une autre : l’option choisie s’appliquera-t-elle à tout le territoire français ou uniquement aux régions les moins touchées par le virus ?
Quel état des lieux aujourd’hui, combien d’enfants, combien de professeurs dans les écoles ?
Aujourd’hui, 6 enseignants sur 10 sont revenus en classe, mais du côté des élèves les chiffres sont beaucoup plus bas : seulement 22% des écoliers sont véritablement retournés sur les bancs de l’école.
La consigne du gouvernement est donnée dans les écoles : permettre à un maximum d’élèves de revenir.
Cet avis est-il largement partagé ?
De plus en plus de voix s’élèvent en ce sens : parents, employeurs, syndicats et même certains scientifiques. C’est le cas d’ailleurs du président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, favorable à ce que les règles sanitaires soient allégées d’ici fin juin à l’école.
Les discussions sont toujours en cours : seul Matignon tranchera, au plus tard le 22 juin, au plus tôt dans les jours à venir.