Communiqué :
La Réunion est secouée depuis plusieurs jours par des mouvements sociaux : salariés de l’usine de Bois Rouge, gérants de stations-service et transporteurs.
Dans ces trois conflits, ce sont des "gros" qui se gavent sur le dos des autres : Téréos, la SRPP et les cimentiers. On ne peut pas dire que ce sont des gens à plaindre, au vu de leurs bénéfices toujours en augmentation. Ce qui est frappant, c’est qu’ils semblent prendre un malin plaisir à faire durer les mouvements, dans l’espoir sans doute que l’usure gagne les grévistes, créant ainsi un climat anxiogène inadmissible.
Dans ce contexte, où des entreprises sont obligées de mettre la clé sous la porte ou vivent sous la menace de licenciements massifs, les manifestants sont déterminés à se faire entendre. Ils doivent être soutenus. À ce jour, ils visent directement le fonctionnement de ces grosses entreprises, mais si des décisions urgentes ne sont pas prises, la situation risque de se dégrader et d’impacter l’ensemble de la population.
Téréos, la SRPP et les cimentiers ont les moyens de satisfaire les revendications. Ils doivent cesser d’alimenter ce climat de tension en refusant l’ouverture de concertations. Le préfet doit user de tous les moyens à sa disposition pour contraindre Téréos, la SRPP et les cimentiers à s’asseoir autour de la table et à trouver des issues favorables.