Collision entre deux navires au large de Saint-Pierre. Une nappe d’hydrocarbure dérive sur les cotes. Pas d’inquiétude, il s’agit d’un exercice de lutte contre la pollution marine baptisée "Polmar".
"On va concentrer la pollution sur une zone. Le polluant va être aspiré par un récupérateur et sera envoyé dans un bac de décantation. Le bac de décantation sera ensuite évacué par un camion-citerne, et on recommence", explique Jean-Paul Dorr, chef de l’unité phares et balises.
Deux barrages flottants de 100 et 90 mètres ont été déployés pour contenir les polluants et organiser leur évacuation. Un exercice avec deux objectifs. "L’idée c’est de tester le barrage, on voit qu’il est en place et qu’il fonctionne. Il y a des points d’attache aux deux extrémités. On teste le matériel, on entraîne les personnes. Il est important que toutes les communes de La Réunion puissent s’entraîner, on ne choisit pas à quel endroit arrive la pollution", indique Yves Vincent, directeur adjoint de la direction de la mer sud océan indien (DMSOI).
Un scénario préparé depuis 6 mois, mobilisant les services de l’État et du SDIS dans le cadre du plan ORSEC. Sur place, le sous-préfet de Saint-Pierre, Jean-Paul Normand, a suivi les opérations. "L’État coordonne les activités de l’ensemble des intervenants pour pouvoir être en mesure d’apporter une réponse aussi efficace que possible le jour J".
Le barrage a été replié avec succès, l’exercice est une réussite. "Tout s’est très bien passé, tout a très bien été contenu", réagit Michel Chane-Koune, maître du port.
Un exercice grandeur nature reconduit chaque année dans les différentes communes du littoral réunionnais.