« Nou travaille avec la peur »
C’est sans doute le geste le plus désespéré que Jacky Ethève a fait en 40 ans : détruire son champ de canne. À seulement quelques jours de la fin de la campagne sucrière, le bilan est amer pour l’agriculteur et sa famille. Ma perd bon peu kilo. Moin la pleuré ek tracteur là. »
Forage dans les feuilles au lieu de la canne ?
« Au lieu de percer dans la canne bana la percé dans les feuilles et ma cru que bana allait donner une richesse comme zot la di a moin mais au final ma rien eu »
"Au bout du rouleau"
« Nou lé au bout du rouleau. Nou travay tout l’année dans les champs et au final redevoir l’usine en fin de campagne lé vraiment pas idéal »
De son côté, Tereos assure que les équipes agricoles sont en contact avec les planteurs en difficulté pour leur proposer des solutions.
"Sécheresse exceptionnelle"
« Cette situation individuelle fait suite à une année 2020 frappée par une sécheresse exceptionnelle. Pour les exploitations en difficulté, la convention canne permet une compensation pour les planteurs à basses richesses », confie Tereos.
Pour rappel, la commission paritaire de la canne et du sucre a demandé à l’État il y a quelques jours une avance sur le reliquat de 2020 en raison des difficultés rencontrées.