La langouste se retrouve sur les tables réunionnaises lors des grandes occasions. Mais pour aller la pêcher, il faut aller se rendre dans les eaux des Terres australes et antarctiques françaises (Taaf).
Des casiers en bois de châtaigne
Avant de les pêcher, tout commence au port de la Pointe des Galets, à proximité de hangars. Un tas de bois châtaigne que l’on a pris soin de faire tremper pendant des heures. Mais aussi un moule pour donner sa forme ronde au casier. Tout cela travaillé sur un guide datant des débuts de la pêcherie à La Réunion.
"C’est une machine qui date de plusieurs années, il me semble de 1948, peut-être même avant et ça fonctionne toujours !"
Pêche respectueuse
La fabrication de ces casiers est quelque chose que les marins se transmettent de génération en génération. Avec le temps, l’évolution n’a pas empêché la préservation de l’environnement. Si le panier reste au fond de l’eau, les conséquences sont limitées.
"C’est biodégradable. Les casiers sont réalisés en bois car justement ça ne nuit pas à l’écologie. Les langoustes entrent par le haut. Les espaces entre le casier sont fait exprès pour que les petites langoustes puissent s’échapper."
Une fois acheminés dans les Taaf, la pêche peut commencer comme l’explique Armelle Denoiz, responsable gestion des ressources et politique environnementale à la SAPMER.
Entre 350 et 400 tonnes de langouste chaque année
"La langouste australe est pêchée dans les Taaf qui se trouvent à 3 000 kilomètres au Sud de La Réunion. En ce moment se trouve là-bas le navire « Austral ». Ce bateau-mère va déployer des embarcations mesurant entre 6,5 et 8 mètres qui vont mettre les casiers avant de les récupérer."
Chaque année, entre 350 et 400 tonnes de langoustes sont pêchées dans les Taaf à La Réunion ou sur le marché asiatique. La société a obtenu le label MSC pêche durable.