Les Français de l’hexagone gagneront une heure de sommeil pour ce week-end. Les Réunionnais, eux perdront une heure pour joindre leurs proches en métropole. Trois heures de décalage au lieu de deux. Pour joindre les enfants en études, il faudra patienter jusqu’à 23h, heure Réunion, pour les avoirs à 20h, heure de Paris. Idem pour les événements sportifs. Il faudra veiller plus tard.
Mais d’où vient cette habitude incongrue ? De Léon Zitrone à Évelyne Dhéliat, les Français de métropole reculent leurs horloges et défient le temps. Pour économiser le chauffage au fioul, suite au choc pétrolier de 1973/74, la France de Giscard tentait de gagner une heure d’ensoleillement en fin de journée. L’espoir ? Économiser, dans leur sommeil, de précieuses calories.
En 2010, l’Agence de la transition écologique (ADEME) affirmait que le bilan carbone de cette opération était très positif. Mais cette année, la Commission européenne a annoncé, dans son programme de travail, la reprise de sa proposition de directive de mars 2019 dont la discussion avait été interrompue par la crise sanitaire liée au Covid-19.
Une directive européenne ? Pourquoi faire ?
Le projet de directive prévoit la suppression du changement d’heure saisonnier. Chaque état membres devra choisir son heure officielle entre : l’heure d’hiver ou à l’heure d’été. En 2019, le Parlement européen avait toutefois émis un vœu... La coordination entre les états membres et la Commission. L’objectif : ne pas perturber le fonctionnement du marché intérieur.
LYL