Les hélicoptères, les moteurs des motos ou encore la musique dans les gîtes, Cilaos est soumis à tout type de nuisance sonore. Pour certains c’est devenu une habitude. "Il y a des bruits de voitures, de motos, mais ce n’est pas dérangeant. La musique ne nous gêne pas, elle nous fait vivre".
En revanche, d’autres Cilaosiens ne s’y habituent pas. Le bruit des motos, des hélicoptères ou de la musique dans les gîtes, ils ne veulent plus l’entendre. "Ça occasionne une gêne, c’est vrai que ça peut déranger. Quand on arrive dans un village comme Cilaos c’est pour se ressourcer et être au contact de la nature".
À Cilaos, les randonneurs ont le choix au niveau des gîtes. Plusieurs riverains se seraient plaint du bruit en provenance des gîtes. À Bras-Sec, la situation d’un habitant interrogé semble s’être améliorée, mais parfois les nuisances reviennent. "Il n’y a pas de bruit particulier, mais à l’époque il y avait beaucoup plus de musique. On ne s’en rend pas compte, mais en contrebas je pense qu’il y a du bruit".
Le constat est le même à Palmiste Rouge. Une partie des habitants ne sont pas dérangés par la musique, mais la municipalité a enregistré plusieurs plaintes de riverains ces derniers mois. Inconcevable pour la mairie, qui souhaite préserver le cadre de vie idyllique de Cilaos. "Notre objectif est clair : préserver le cadre de vie exceptionnel de Cilaos. Une charte du respect sonore, élaborée avec les acteurs concernés, sera présentée au prochain conseil municipal".
Entre attractivité touristique et tranquillité des habitants, l’équilibre reste fragile. Pourtant Cilaos continue de battre des records avec près de 500 000 visiteurs par an.