La scène a une nouvelle fois plongé Jean-Pierre Boyer dans la sidération. En se rendant au cimetière pour déposer des fleurs sur la tombe de son fils Olivier, décédé en 2011, il découvre des croix brisées, des œufs éclatés au sol et de nouvelles dégradations.
Quelques mois plus tôt, la sépulture avait déjà été recouverte de peinture rouge. « J’étais venu pour mettre des bouquets, et quand j’ai vu ça, j’étais tellement abasourdi… J’ai mis les deux bouquets et j’ai fait une photo », témoigne-t-il.
En cinq mois, la tombe d’Olivier Boyer a été profanée à cinq reprises. Mais cette fois, le choc est plus violent encore. « C’est la première fois qu’il casse les croix. Les autres fois, il mettait de la peinture, on pouvait nettoyer. Là, c’est cassé », déplore Jean-Pierre Boyer. Les croix rendaient hommage à Olivier mais aussi à son grand-père, reposant à ses côtés.
L’acte de vandalisme remonte au 17 novembre. Pour la famille, certains éléments laissent penser que l’auteur pourrait être un ancien proche. « On a déposé des plaintes, fait une lettre au procureur… On attend de voir ce que ça va donner. On se doute de qui a fait ça, mais on attend que la justice fasse son travail », explique le père du défunt.
Malgré les plaintes successives déposées auprès de la police, aucun suspect n’a pour l’heure été identifié. En attendant, la famille continue de veiller sur les tombes.