Suite à la récente condamnation de Maurice Gironcel, le contexte est assez particulier à Sainte-Suzanne.
Son calendrier judiciaire peut-il venir bouleverser cette campagne ? Comment est-ce que vous vous positionnez par rapport à cette affaire en tant que candidat ?
"Je ne suis pas rivé sur le calendrier judiciaire ou administratif du maire actuel. Ce qui m’intéresse c’est d’être avec la population, avec nos élus, avec nos militants et de tracer notre chemin jusqu’à mars 2026 en faisant une proposition ouverte".
Lors d’un conseil municipal, vous avez adopté un discours modéré, vous appelez à l’apaisement. Est-ce qu’on peut y voir une sorte de complaisance, ou du moins de la compréhension envers le maire ?
"Je pense que la situation nationale et internationale ne se prête pas à un climat jovial pour les Françaises et les Français, encore moins pour les Réunionnais. Nous avons appelé monsieur Gironcel à la raison, malgré tout nous posons nos jalons et nous avançons avec la population de Sainte-Suzanne".
Est-ce qu’aujourd’hui, vous avez gardé la liberté, l’indépendance de vos débuts ou est-ce que vous avez pris attache avec des soutiens de poids pour cette campagne ?
"Je pense que je suis totalement libre. Aujourd’hui c’est un moment sympathisant, militant, ouvert à la population. En ce qui concerne les soutiens politiques nous serons prêts à discuter, car nous sommes dans une logique d’ouverture, mais pour l’instant l’heure n’est pas à ce genre de dynamique politique".
Quelles sont vos priorités pour la ville, sur quoi vous souhaitez travailler avant tout ?
"Nous ne perdons pas de vue les principales lignes sur lesquelles nous avons fait campagne en 2020. La population nous avait placés comme numéro 2, c’est-à-dire comme première force d’opposition. Nous sommes toujours attachés aux questions de souveraineté, c’est-à-dire comment redonner de l’attractivité économique au territoire, comment fluidifier les modalités et comment gérer les risques liés aux aléas climatiques. Bien évidemment le nerf de la guerre c’est le redressement des finances de la commune", conclut Alexandre Lai-Kane-Cheong.