Arrivés tout droit de Paris, ces passagers n’ont pas rencontré de difficulté particulière pour embarquer. "À Orly, on ne m’a rien dit. Le policier m’a simplement demandé si je partais en vacances et j’ai répondu non que je rentrais chez moi."
"On ne m’a pas demandé de papier pour savoir si j’habitais ici ou pas"
"Au final ils ne m’ont rien demandé"
"Ils ont juste regardé le papier dont ils avaient besoin mais moi j’ai imprimé plein de papiers. Le justificatif de domicile, les papiers de mes parents et au final ils ne m’ont rien demandé, je suis passé en même pas cinq minutes"
"Une certaine flexibilité"
Étonnant ? pas tant que ça pour certaines compagnies. "Ce sont des mesures que l’on applique officiellement depuis vendredi. Même si la Préfecture, du fait de la soudaineté de l’annonce, nous a autorisé une certaine flexibilité jusqu’à ce lundi", relate Jules Perreau, directeur régional de Corsair international océan Indien."
Pourtant, vendredi dernier, le préfet a été clair. "À ce stade, les déplacements au départ ou à destination de La Réunion ne pourront se faire que sur la base d’un motif impérieux, d’ordre personnel ou familial, un motif de santé ou professionnel."
Dès mercredi, les compagnies aériennes vérifieront à l’embarquement les motifs impérieux fournis par les voyageurs.
"Le retour à domicile, retrouver sa famille, un rendez-vous professionnel ou médical...", détaille Stéphanie Begert, directrice de la communication à Air Austral.
Ces mesures seront appliquées au moins jusqu’au 15 novembre. Les compagnies aériennes ont d’ores et déjà mis en place des avantages commerciaux en cas de modification des vols.