Dès 5h ce jeudi matin devant le centre hospitalier Felix Guyon, le personnel de santé distribue des tracts à chaque conducteur qui passe et informe sur le mouvement de grève.
"Toutes les fonctions que se soient publiques ou privées, tout le monde est dans le même bateau et toutes les difficultés sont pour tout le monde pareil. Aujourd’hui on se bat pour l’hôpital, pour les hospitaliers , une sérénité au travail", Jean-Jacques Rivière, secrétaire général adjoint FO Santé Nord.
Même action du côté du CHU Sud. Manque de lit et de personnel, les difficultés financières provoquent la colère des grévistes.
"Le personnel actuellement est surbooké. Il y a un manque de personnel , on est en plan retour à l’équilibre. Il n’y a plus d’embauche. On remplace un personnel sur deux, voire 3. Les départs à la retraite ne sont pas remplacés", Cyril Grondin, secrétaire CHU Sud Force ouvrière.
Ils rejoindront les centaines de manifestants aux alentours de 9h. Avant d’atteindre la préfecture ou la sous-préfecture du sud. Pour les syndicats, cette nouvelle mobilisation permet de peser sur les décisions du futur gouvernement et du futur budget du nouveau premier ministre, Sébastien Lecornu.
"Il faut absolument qu’il entende la rue, qu’il entende la colère du monde du travail. Nos revendications sont : Attention au coupe drastique, coupe budgétaire qui va impacter la Réunion", Expédit Lock Fat, secrétaire général CFDT.
"C’est inadmissible de demander encore aux salariés, aux retraités, aux plus précaires de se serrer la ceinture, un autre cap est possible", Erick Chavriacouty, secrétaire général Unsa Réunion.
"On vient dire à Monsieur le premier ministre qu’on est pas d’accord et que dans le cadre de son nouveau budget il doit intégrer une revalorisation salariale pour tout les travailleurs", Jean-Yves Hoarau, président de la CFTC Santé.
Les étudiants sont aussi présents. Ils se sentent abandonner par les gouvernements successifs, et participent à cette manifestation pour rappeler les conditions d’études qu’ils subissent.
"De meilleures conditions d’études, de meilleures conditions de travail et tout simplement de nouveau acquis sociaux de meilleurs droits et ne plus finir les mi de mois à sec et avoir de meilleures conditions de revenus pour vivre dignement", Rayan Remtoula, secrétaire général de l’Union Etudiante 974.
Selon les syndicats, les mobilisations du nord et du sud auraient réuni 6000 manifestants. Pour les forces de l’ordre, ce sont plus de 2000 grévistes dans les rues au total.