Dernier batay coq ce mardi soir, avant une suspension pour une durée encore indéterminée, suite à l’arrêté préfectoral. Mais les participants interrogés sont mitigés et ne sont pas convaincus par les raisons avancées. "La maladie est au Tampon. Ici à Saint-André, je ne comprends pas pourquoi on doit arrêter le batay coq aussi."
Au-delà des règles du jeu, les coqs doivent bénéficier d’un suivi sanitaire strict. Cette suspension touche ainsi une tradition réunionnaise. Pour ce spectateur, il est impossible d’interdire durablement la pratique : "Ils ne peuvent pas interdire le batay coq très longtemps, je pense. Peut-être 2 ou 3 semaines."
Pour François Ly, propriétaire des lieux, cette interdiction pourrait avoir des conséquences économiques, mais également entraîner un report des passionnés vers des combats sauvages. "Même s’ils interdisent, ça ne va pas arrêter le combat de coqs. Les participants vont faire des ronds marrons et c’est illégal. Alors qu’ici, on a un lieu dédié et encadré pour cette pratique."
Dès ce mercredi, les ronds de coqs de l’île doivent donc fermer. Ils ne rouvriront qu’après les investigations menées par la DAAF.