Jamais une mère de famille n’aurait pensé vivre ce cauchemar. Son fils est en classe de CE1 quand il commence à lui raconter l’impensable. "Il rentrait à la maison il était en pleur, il voulait pas se réveiller, il avait toujours la nausée et mal à la tête. Il est arrivé au point où il ne se sentait plus en sécurité dans la cour de l’école".
Malgré plusieurs signalements au directeur de l’école rien n’est fait jusqu’au jour où son fils est agressé physiquement et lui fait part d’un malaise encore plus profond. "Il m’a regardé et m’a dit "maman si mi mort est-ce que mi sera plus harcelé ?", c’est comme ça qu’il m’a dit avec ses mots. Je lui ai dit de ne pas penser comme ça mais il m’a dit que personne ne fait un compte avec ce qu’il dit à l’école. En tant que maman ça fait mal au coeur d’entendre quelque chose comme ça. "
Elle décide de porter plainte et obtient une mesure d’éloignement ainsi qu’un suivi psychologique après avoir contacté le rectorat. mais le combat n’est pas terminé : "Je redoute la fin de cette mesure d’éloignement parce que si pendant 1 an il a pas arrêté et qu’il a recommencé à la nouvelle rentrée ce n’est pas en quelques mois qu’il va arrêter"
Elle appelle à un changement radical de la part des institutions et a brisé le silence. "Et les parents de marmailles victimes de harcèlement mi encourage a zot de témoigner parce que le fait qu’on soit plus nombreux à en parler et faire entendre notre colère de maman envers notre marmaille, peut-être que les choses vont bouger un peu plus."
A La Réunion, un enfant sur huit est victime de harcèlement scolaire.