À partir du 24 novembre, les habitants de l’Est pourront enfourcher les nouveaux vélos urbains de la CIREST. L’intercommunalité rejoint ainsi les trois autres territoires déjà engagés dans la mobilité douce.
« Pour les petits trajets c’est plus avantageux qu’une voiture, surtout avec les embouteillages. Ce serait un grand plus », confie un habitant.
Mais l’initiative ne fait pas l’unanimité. D’autres riverains pointent du doigt le manque d’infrastructures adaptées.
« Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Avant de parler de vélos, il faut construire des pistes cyclables. Pour l’instant, c’est dangereux de rouler ici », souligne un autre usager potentiel.
Une expérimentation avant un déploiement plus large
Au total, 109 vélos électriques seront mis à disposition pour une phase test. Leur autonomie, estimée à 140 kilomètres, promet de faciliter les déplacements quotidiens entre communes. Côté tarif, il faudra compter entre 40 et 60 euros par mois, selon la durée de location et le profil de l’usager.
Pour la CIREST, cette première phase est une étape essentielle avant un déploiement plus ambitieux. « Il s’agit d’une expérimentation de 108 vélos. L’objectif est de tester le dispositif auprès des usagers avant d’envisager une extension. Nous avons déjà des demandes en attente », explique Teddy Viraye, directeur des mobilités durables à la CIREST.
Le modèle, déjà éprouvé ailleurs sur l’île, a montré son efficacité. Dans l’Ouest, 650 vélos sont actuellement en service, tandis que la CINOR en compte près de 1 000, avec un objectif de 2 000 unités à terme.
« Nous avons eu très peu d’incidents sur ces vélos. Les usagers les ramènent chez eux, ils s’en occupent comme de leurs propres biens », précise Nicolas Rupert, directeur général délégué de Sodipark, société partenaire du dispositif.
Jusqu’ici, la CIREST était la seule intercommunalité de l’île à ne pas avoir lancé de vélos urbains. Son entrée dans la course marque une volonté claire : offrir une alternative à la voiture dans une région où les infrastructures cyclables et l’activité économique sont encore limitées.