Les pharmaciens tirent la sonnette d’alarme, les réformes successives du gouvernement fragilisent les accès aux soins des Français d’après les syndicats. L’union syndicale des pharmaciens parle de risque de disparition des pharmacies de proximité.
"Si je dois aller loin alors que j’ai une pharmacie juste à côté de chez moi, c’est un peu embêtant. La vie est déjà assez chère, il faut arrêter. Il faut penser aux pharmaciens qui nous servent, ce sont des gens qui ont fait des études pour ça. Je viendrai moi-même faire la grève avec eux".
Par arrêté ministériel, plusieurs réformes ont vu le jour cet été, sans débat à l’Assemblée Nationale. Les professionnels de santé remettent en cause ces mesures. Parmi elles, la baisse brutale des marges des médicaments génériques, qui fragilise le modèle économique des pharmacies. "Nos emplois sont menacés, on verra ce que cela va donner à l’avenir. Je suis inquiète pour mes collègues à l’avenir", explique Marion Techer, préparatrice en pharmacie.
Sans carte vitale sur soi, les patients ne pourront plus obtenir le tiers payant et devront donc payer leurs médicaments. Les pharmaciens déplorent des mesures prises sans concertation avec les professionnels de santé. "Le nombre de pharmacies qui risque de fermer sur le territoire national est estimé à 3000, au niveau local rien n’a été chiffré. Les élus nous demandent comment c’est possible que le gouvernement prenne des mesures sans s’inquiéter de ce qu’il se passe et de ce qu’il va se passer à La Réunion", indique Loïc Lomet, président de l’union des syndicats de pharmaciens d’officine.
Face à ces différentes mesures, l’union syndicale des pharmaciens d’officines appelle leurs confrères à fermer leur boutique et à se mobiliser le 18 septembre.