Asael est atteint d’un trouble du spectre autistique. Élève en CE2 dans une classe Ulis (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) à l’école du Tampon, il bénéficiait jusqu’à présent d’un accompagnement régulier avec une AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap) à laquelle il s’était attaché. Mais depuis la rentrée, une nouvelle accompagnante a été affectée à ses côtés, comme le prévoit l’organisation du PIAL (Pôle inclusif d’accompagnement localisé).
Depuis ce changement, ses parents notent une baisse de motivation. « Que ce soit dans son centre, à la maison, ou à l’école. Son comportement a complètement changé, ce qui fait qu’il est devenu brutal, alors qu’il ne l’était pas, il ne veut plus travailler, il n’écoute pas les consignes, il ne veut même plus aller à l’école des fois. C’est compliqué pour lui », confie sa mère, Déborah Lebon. Pour la famille, ce changement aurait perturbé ses repères.
Le rectorat rappelle que le suivi par deux AESH s’inscrit dans la volonté de favoriser l’autonomie des élèves. « Le service de l’école inclusive doit gérer le vivier des 3200 AESH de l’académie et répartir au mieux leur charge de travail selon les notifications de la MDPH. C’est pourquoi deux AESH sont attribuées à un même enfant afin de favoriser son autonomie et éviter une dépendance à une seule personne », précise le Rectorat.
Asaël continue malgré tout d’aller en classe, entouré de ses enseignants et de ses accompagnants. Ses parents espèrent qu’il retrouvera bientôt ses habitudes et le plaisir d’apprendre.