Ne pas faire n’importe quoi sur Internet, se protéger des prédateurs sexuels, apprendre à sécuriser ses informations : voilà ce qu’ont découvert ce mardi matin les élèves d’un collège de Saint-Paul.
« J’ai appris à ne pas faire confiance aux personnes sur les réseaux sociaux et à ne pas dévoiler d’informations personnelles ou concernant les autres », confie un collégien. « Il faut en parler aux parents et essayer de régler le problème avec eux », ajoute un autre.
Les enseignants, conscients des dangers auxquels les jeunes sont exposés, saluent ce programme. « Même si l’autorisation d’être sur les réseaux sociaux est fixée à 13 ans, on sait que beaucoup de jeunes s’y inscrivent avant cet âge. On a vu aujourd’hui qu’ils étaient très intéressés par ce cours », souligne Maëli Valentin, professeure de français au collège Jules Solesse.
L’Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et à la Sexualité (EVARS) commence dès l’école primaire et se poursuit à l’entrée au collège. Trois axes sont abordés : la biologie, le social et le légal. Plus de 600 référents sont déjà formés pour répondre aux interrogations des élèves.
« Nous pouvons former les enseignants à la sensibilisation, les aider à répondre aux questions des jeunes sur la sexualité et à s’approprier les programmes, tout en gardant une posture neutre et laïque », explique Nathalie Huteau, infirmière de l’Éducation nationale et formatrice académique à l’EVARS.
Pour le rectorat, la cohérence et la progressivité sont essentielles. « On parle d’EVAR ou d’EVARS selon le degré, le S signifiant sexualité. L’autre caractéristique de ce programme est son adaptation à l’âge des élèves », précise Rostane Mehdi, recteur de l’académie de La Réunion.
Cet enseignement, qui complète le rôle des parents, se déploie dès la maternelle et jusqu’à la terminale, à raison d’au moins trois séances par an.