Voilà à quoi ressemble actuellement le rond-point des Azalées, ou le QG des Gilets jaunes. C’est en tous cas comme ça qu’ils l’appellent : des palettes, des tentes, des bâches ; autant d’éléments qui deviennent de plus en plus insupportables pour les Réunionnais qui passent autour de carrefour giratoire.
"Ce n’est parce qu’ils ont défilé en gilet jaune qu’ils ont le droit de rester habiter dans un rond-point."
"Si pou défendre une bonne cause, lé bon"
"Au niveau de la structure ce n’est pas joli, ils devraient avoir un local un peu mieux adapté, qui convienne à la vie quotidienne."
"I fé pas joli mais si pou défendre une bonne cause, lé bon"
Pour ces Gilets jaunes de la première heure, le grand public ne voit pas la réalité de leur camp, la présence de poules, l’agriculture qui y est installée, et l’esprit des Gilets jaunes. Pour insister sur le message plus que le messager, car selon eux, ils portent la voix de centaines de personnes, aucun porte-parole n’apparaît face camera. Ils sont plusieurs répondre a nos questions.
"Nou la pou fé un nouveau ssystème de société démocratique, horizontale, anarchique."
"Dénoncer l’incompétence du gouvernement"
"Ça rendre dans le cadre de la désobéissance pour dénoncer l’incapacité et l’incompétence du gouvernement"
"Nou rend visible ban fé invisible : précarité, chômage et injustice sociale"
Ces Gilets jaunes aimeraient que les Réunionnais mécontents de leur présence viennent à leur rencontre. Des Tamponnais se demandent de leur coté pourquoi rien n’est fait pour mettre fin à cette occupation illégale.