Le djihadiste Réunionnais était dans l’attente de son procès qui s’étendra du 2 au 5 mars 2020.
Fusil à pompe
En avril 2017, alors qu’il est interpellé à son domicile, le radicalisé Jérôme Lebeau tire sur deux policiers avec un fusil à pompe. Protégés par des boucliers, les membres des forces de l’ordre survivent.
Lors de l’attaque policiers étaient venus l’interpeller notamment à la suite de la diffusion de propos antisémites sur Internet. En réalité, Jérôme Lebeau dans la société était Ad Dahuk Al Qatal derrière son écran.
Mi-février 2020, Jérôme Lebeau quitte la maison d’arrêt de Domenjod pour regagner la métropole. Il s’apprête désormais à être jugé devant la cour d’assises pour "tentatives de meurtres sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste".
"Ennemis des musulmans"
Originaire de Saint-Benoît, le radicalisé à l’initiative de l’unique attaque terroriste en outre-mer, s’identifiait comme le "tueur souriant". Selon les autorités, il préparait une attaque plus importante, dirigé contre des militaires ou des policiers qu’il considérait comme des "ennemis des musulmans".
Si La Réunion est épargné par les attaques terroristes, en 2015, une filière djihadiste, la première en outre-mer, avait été démantelée sur l’île. Elle était menée par un prédicateur salafiste de 21 ans, qui avait notamment incité plusieurs jeunes réunionnais à partir faire le djihad en Syrie.
En France, le terrorisme a causé plus de 255 morts depuis 2015.