Cette petite étiquette colorée, déjà familière aux consommateurs, sera bientôt présente partout. Le Nutri-Score, déjà visible sur de nombreux emballages, devient obligatoire. Une mesure adoptée pour encourager une alimentation plus saine. Pourtant, au moment de remplir le panier, tout le monde ne le consulte pas forcément : « Quand j’achète un produit, je regarde surtout la qualité des ingrédients et le prix, mais le Nutri-Score, pas vraiment », confie une consommatrice. D’autres y voient malgré tout un repère utile : « C’est un indicateur qui permet de savoir si la composition du produit qu’on achète est bonne ou pas. »
Le Nutri-Score classe les aliments de A à E, du vert au rouge, offrant une lecture rapide de leur qualité nutritionnelle. Avec cette nouvelle obligation, les industriels devront afficher cette étiquette ou payer une contribution financière. « C’est un sujet qui prend de plus en plus d’importance dans la société. Nous voulons faire évoluer nos pratiques en matière de balisage », explique Davy Laroche, directeur adjoint d’un hypermarché de l’île.
Pour des spécialistes comme Fridor Funteu, nutritionniste, la mesure pourrait avoir un véritable impact sur la santé publique : « Toutes les études montrent que les consommateurs attentifs au Nutri-Score voient leur risque de diabète, d’obésité ou de maladies cardiovasculaires diminuer. Le jour où la majorité des Réunionnais s’y intéressera vraiment, on peut espérer une baisse du diabète et du surpoids. »
Selon l’Institut national de la santé, l’alimentation serait responsable d’environ 30 % des décès liés aux maladies cardiovasculaires. Le Nutri-Score se présente donc comme un outil de prévention nutritionnelle à part entière.