Même produit, même emballage, mais pas le même prix. À La Réunion, un risotto aux cèpes de 500 g s’affiche à 7,99 €, contre 4,99 € en métropole. Trois euros d’écart pour un plat identique, et ce n’est pas une exception. Dans les rayons, le constat se répète : poissons, légumes, plats cuisinés… ici, tout est plus cher.
Les grandes surfaces captent près de 80 % des achats alimentaires sur l’île, et la quasi-totalité des produits surgelés est importée.
« C’est une option pratique, mais c’est très cher. On trouve des barquettes ou des snacks moins coûteux ailleurs » ; « C’est pratique, mais il vaut mieux faire ses courses sur les marchés, c’est beaucoup moins cher. »
Au-delà de la logistique, le surgelé est un marché particulier. « Ce qui peut expliquer cette différence, c’est d’abord le coût d’approche, le transport, surtout lorsqu’il se fait en conteneur réfrigéré ou par avion. La deuxième explication, plus subjective, concerne la politique commerciale des distributeurs, qui visent une clientèle au pouvoir d’achat plus élevé », explique Jocelyn Cavillot, vice-président de l’Observatoire des prix de La Réunion (OPMR).
À La Réunion, le froid a un prix. Les surgelés restent pratiques, mais leur coût rappelle qu’ici, manger comme en métropole se paie toujours un peu plus cher.