Garder le cap automatiquement, c’est désormais possible pour les membres de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM) de Saint-Gilles, grâce à un petit boitier installé dans leur navette, qui est un pilote automatique.
Un pilote automatique
Sur le bateau de la SNSM, cet outil numérique est devenu indispensable pour gagner un temps précieux pendant leur intervention.
Une avancée
"Si on doit le faire manuellement, c’est le barreur qui doit suivre tous ses écrans pour suivre les rails. Cela demande beaucoup de concentration et fatigue la personne", explique Jean-Marc Thévenin, président de la SNSM.
Relié à un gyroscope, à un calculateur et à un GPS, le pilote automatique reçoit les données de surveillance du centre de sauvetage et trace une route vers la localisation envoyée.
"Une patente est une route imaginaire, virtuelle, avec des rails que l’on crée sur la mer qui nous permet de quadriller une zone pour être efficace dans la recherche de corps", poursuit le président de la SNSM.
L’usage d’un drone
En complément, Emmanuel Hosteing, bénévole de la SNSM a investi dans un drone qu’il met à disposition de l’association. Equipé de trois caméras dont une thermique, cette technologie aide à secourir rapidement les victimes.
"Si je vois un corps étranger flotter je ne vais pas zoomer mais aller dessus. Je vois l’information, je la diffuse et on intervient."
Une aide technologique qui n’empêche pas de garder la forme
Outre le matériel technique, garder la forme physique est indispensable. Les bénévoles interviennent de jour comme de nuit, avec une moyenne de 60 interventions par an.