La Cité du Volcan invite le public à plonger dans ces lieux chargés d’histoire. « Cette exposition retrace l’appropriation du volcan, depuis l’époque du marronnage où ces esclaves en fuite sont allés dans les hauts de l’île et du volcan également, pour se réfugier, en quête de liberté », explique Patrice Huet, directeur scientifique de la Cité du Volcan.
Trois campagnes de fouilles, en 2016, 2017 et 2019, ont livré une importante collection d’objets issus des sous-sols du volcan. « On a mis au jour plus de 600 restes d’objets qui documentent toute cette histoire. On a surtout mis au jour 90 pierres gravées qui sont aujourd’hui présentées dans cette exposition. Ce sont des témoignages très émouvants de tous ceux qui ont séjourné à la caverne, qu’ils soient guides, porteurs ou explorateurs », souligne Virginie Motte, archéologue et membre de la direction des affaires culturelles de La Réunion.
À l’origine de ce travail, une découverte fortuite en décembre 2015. Jean Perrin, médecin à Petite-Île, tombe alors sur une gravure dans la caverne des Lataniers : « Le hasard nous fait découvrir la pierre que l’on appelle maintenant la pierre Héry et Louis Héry déclame un texte qu’il écrit en 1853. Donc 162 ans après, on tombe sur cette pierre qui correspond à ce qu’il annonce dans son texte. Dans son texte, il dit adieu au volcan. »
Un voyage souterrain ouvert à tous à partir de dimanche, où chaque caverne devient gardienne de l’histoire réunionnaise.