Un florilège de passions à l’origine de son art
Dès son plus jeune âge, Harendra a toujours fait des vidéos avec ses amis. Cependant, il ne cherchait pas à les publier. C’est par hasard qu’on lui conseilla d’en publier une sur Facebook puis Tiktok.
« Ma première vidéo n’a pas tant prise que ça, mais c’était le début. Donc après j’ai continué jusqu’à arriver ici aujourd’hui » explique t-il.
Étant petit, Harendra avait pour rêve d’être acteur. Cette envie a germé lorsqu’il regardait des films dans lesquels « les acteurs semblaient transmettre des émotions ». « J’ai toujours aimé l’art, que ce soit la poésie, l’écriture, la scène ou le film. Aujourd’hui, j’essaye de faire un mixte de tout ça dans ce que je fais. »
Sa deuxième passion : la musique. C’est à travers sa chanson « La frais i kok » qu’Harendra fait honneur à sa ville d’origine, l’Étang Salé. « J’aime chanter. De base j’ai commencé par la chanson, mais ça n’a pas vraiment pris. C’est mon autre talent, l’humour qui a marché. Donc maintenant je mélange les deux ! » se confie t-il.
Des vidéos humoristiques aux couleurs de la Réunion
Si vous ne connaissez pas, Harendra c’est des vidéos de la vie quotidienne d’une famille créole illustré de manière humoristique. On y voit très souvent ses parents, s’activant pour faire le repas ou encore en train de le gronder. Mais c’est aussi des sketchs reprenant des clichés bien connus à la Réunion. Étant lui, même Malbar, Harendra use parfaitement de l’autodérision.
« Je me moque aussi des Yab, Zoreil, Chinois… tout y passe. » L’idée, c’est de parler de tout avec humour.
Des parents impliqués et qui aiment ça !
Sur des nombreuses vidéos, les parents d’Harendra apparaissent et performent tels de véritables acteurs ! Au début, il était difficile de convaincre ces derniers de participer aux sketchs. Aujourd’hui, « ils adorent et attendent les jours de tournage avec impatience ! » s’exclame l’humoriste réunionnais.
Un fort succès chez les Réunionnais
Harendra connaît un succès certain chez les Réunionnais. Depuis 3 ans, son quotidien est rythmé par des demandes incessantes de photos dans la rue. Ses parents sont également de véritables stars !
L’humoriste péi s’exprime sur sa façon de vivre les choses : « C’est super, ça montre que le travail plaît. Mais il y a aussi des inconvénients, on ne peut pas se balader partout. S’il y a beaucoup de monde, on se fait souvent arrêter. »
Ce succès est notamment dû à sa forte présence sur les réseaux sociaux. Mais cette exposition ne vient jamais seule. Avec elle, les critiques sont toujours de pair. Pour Harendra, cela n’est pas un problème.
« C’est simple je lis très peu les commentaires. Il y en a tellement et j’ai l’habitude, ça ne m’atteins pas » dit-il. Il ajoute : « Il y a toujours des critiques ; s’il n’y en avait pas je serais pas là aujourd’hui. »
Inspirations multiples, chez les humoristes réunionnais d’aujourd’hui et du tann lontan
Harendra aime retrouver des amis humoristes pour tourner des vidéos. Il affectionne l’idée de mélanger les différentes façons de faire, et de créer « un bon petit cocktail pour la Réunion ».
De plus, il tire ses inspirations chez les humoristes du tann lontan. « À l’époque, j’aimais bien l’émission Chez Mangaye. Ce que j’aimais, c’était l’audiovisuel. Je m’en suis donc inspiré. »
Humoriste : un métier dont on arrive à vivre ?
« Ça fait deux ans que je vis de ça » explique Harendra. Toutefois, cela nécessite de tenir un rythme soutenu, de poster souvent et constamment trouver de l’inspiration pour se renouveler.
Pour l’humoriste, ce n’est pas un problème : « quand on est passionné, on n’a pas l’impression de travailler. »
Quid de la suite ?
L’objectif d’Harendra est d’exploser sur les réseaux sociaux. Il souhaite devenir n°1 à la Réunion. Mais avant tout, il cherche à transmettre des émotions ainsi qu’à retranscrire la vie réunionnaise.
« Je suis très attaché à la tradition. J’ai envie de montrer qu’en parlant créole, qu’en respectant notre culture on est capable d’aller très loin » dit-il.
Enfin, il souhaite pour le futur que « toute cette culture sot la mer ».