C’est une ronde discrète, mais essentielle. Johnny et Roger font partie d’une petite équipe de six patrouilleurs mobilisés dans le Nord de l’île. Une mission qu’ils accomplissent sur la base du volontariat, en plus de leur fonction habituelle à l’ONF (Office National des Forêts). Leur engagement s’intensifie entre septembre et mi-janvier, période la plus sèche et donc la plus propice aux incendies.
Première mission : la prévention. Au parc de la Providence, les patrouilleurs vont à la rencontre des promeneurs pour rappeler les bons gestes autour du feu et des barbecues. « Quand vous avez terminé, qu’est-ce qu’il faut faire ? » « Moi, personnellement, quand j’ai fini ma grillade, je prends un seau d’eau, j’arrose bien partout. Je vérifie ensuite si c’est bien éteint, et je m’en vais », explique un usager.
Deuxième mission : l’observation. Les patrouilleurs scrutent l’horizon à la recherche du moindre panache de fumée suspect. Troisième et dernière mission : la protection. Leur véhicule est équipé d’une citerne de 500 litres, suffisante pour maîtriser un début d’incendie. « On regarde s’il y a un feu. On déploie la lance et on essaie de l’éteindre si possible. Sinon, on appelle directement les pompiers », précise Roger Burter, patrouilleur incendie de l’ONF.
Roger et Johnny sont les premiers gardiens des forêts. Après leur passage à la Providence, ils rejoignent le parc du Colorado pour achever leur tournée. Le site le plus à risque reste toutefois celui du Maïdo, dans l’Ouest, où une autre équipe assure la surveillance quotidienne.
Un travail de terrain indispensable, mené par des volontaires passionnés, engagés pour la protection de la nature réunionnaise.