2e journée de grève pour les employés de Tereos. Des réclamations , un 14e mois de salaire suite à la fin du 5e jour de réception de la canne entraînant une baisse du pouvoir d’achat.
Face à ce mécontentement, les salariés souhaitent faire avant tout entendre leur revendication. "C’est nous qui faisons vivre la sucrerie sans nous on arrête la chaîne de production donc on voit bien la conséquence . A chaque fois on est toujours les oubliés", affirme le délégué syndical de la CGTR Canne, Willy Moutoussamy.
De leur côté, les agriculteurs solidaires mais aussi contraints par les salariés de l’usine jugent ce 14e mois réclamé exagéré mais ce matin, Jean-Michel Moutama, président de la CGPER, ne souhaite pas s’opposer aux salariés de Tereos mais plutôt à sa direction : "nous on demande à Tereos de résoudre le plus rapidement possible ces problèmes avec les salariés pour reprendre notre campagne sucrière. Si on n’arrive pas à livrer nos cannes, il n’y aura pas de cannes dans l’usine tout le monde sera perdant"
Face à l’arrêt de l’usine Tereos rappelle dans un communiqué adressé à ses salariés que les NAO se sont soldées par une hausse de 2,17 % supérieure à l’inflation à l’époque.
"Bloquer la campagne sucrière ans ce contexte fortement dégradé est particulièrement irresponsable de la part des grévistes".
Habituellement 27 tonnes de cannes sont livrées du lundi au jeudi mais depuis mardi, aucune livraison. Un gouffre financier pour les agriculteurs. Après un rendez vous à 15h mardi, les employés de Tereos attendent une nouvelle réunion.