Le Grand Raid est une compétition extrême. Les muscles sont sous tension. "Les mollets sont contractés, c’est un petit peu logique quand même ! Traverser l’île de La Réunion en trois nuits. C’est la première fois que je fais trois nuits d’ailleurs. Habituellement, j’en fais deux, mais comme là j’avais une entorse... J’ai pris mon temps. Je suis un peu fou de faire la course avec une blessure" s’exprime Jean-François Roulaud, coureur de la Diagonale des Fous.
"On masse, on mobilise, on étire et si besoin on met des tapes, des straps si vraiment on a des blessures, mais là c’est principalement massage avec des mains bien sales, c’est un classique ! Vendredi, on avait plus de blessures et aujourd’hui c’est principalement de la récup’ surtout pour ceux qui ont fait la diagonale" explique de Marie Mercier, kinésithérapeute.
Pour les blessés, il n’y a pas de récupération. David doit consulter un médecin pour son mollet : "De base, j’ai eu une pointe au niveau du mollet vers l’Îlet Savannah donc j’ai été me faire masser et tout ça. Pour me soulager, j’ai essayé de mettre un manchon de compression... Quand je suis arrivé ici, j’ai tout enlevé et j’ai vu que c’était bien gonflé à ce niveau-là" raconte David Antolinez, coureur de la Diagonale des Fous. "Il est souple. Normalement quand il y a une phlébite, il est contracté et dur. Ensuite, on va faire le signe du godet. C’est lorsqu’on appuie et on maintient une pression, normalement lorsqu’il y a une phlébite, la peau redevient normale... Là ce n’est pas le cas" indique Cassandre Isaac, étudiante en ostéopathie.
Et là, David est objectivement blessé comme une vingtaine de coureurs sous ce chapiteau du stade de la Redoute. Chevilles, genoux ou mollets. Le bas du corps des coureurs a particulièrement subi la Diagonale des Fous.