Bientôt dans le ciel de Saint-Denis, un téléphérique urbain attendu pour la fin de l’année 2029 et c’est ici sur un parking désaffecté à deux pas de l’hôpital que la future station de départ va être construite, déjà très attendu par les habitants.
"Pour nous les montagnards ça serait bien, il y aura moins d’embouteillage", "au niveau des embouteillages et trafic c’est plus simple et rapide", "pour moi ça peut rendre service".
A la place des virages, deux cabines de 50 places capables de se croiser en continu sur plus d’un kilomètre de trajet. Un système de va-et-vient entièrement automatisé entre les deux stations avec un dénivelé positif de 308 mètres. Un projet innovant en matière énergétique. "Celui-ci sera une première mondiale parce que ça sera le 1er téléphérique urbain net 0 énergie. C’est-à-dire que c’est un projet capable de couvrir 100% sa consommation annuelle par sa propre production", explique Mehdi Caillis, directeur des affaires publiques pour le groupe MND.
Un pari technologique mais aussi écologique. Autour des gares, de nouveaux parkings relais permettront de limiter les voitures sur la route et de connecter le téléphérique au reste du réseau de transport nord.
"Nous avons un enjeu de mobilité, faire en sorte qu’on arrive à connecter ce système au reste du réseau de transport, celui du nord est le premier réseau de transport de l’île, c’est celui qui est le plus fréquenté. Faire en sorte d’atteindre une certaine performance et derrière connecter ce système au projet de Baobab. Le projet phare de la communauté", souligne Jean Jacques Fung, directeur général adjoint de la Cinor.
Symbole de liberté et d’altitude, le paille-en-queue a inspiré le design du futur téléphérique. Un clin d’oeil à cet oiseau emblématique de l’île.